La médecine sous l’Antiquité chapitre 2

Comment sauvait-on nos ancêtres ?

Lorsque vous tombiez d’une échelle dans l’antiquité, dégringoliez l’escalier de l’auberge au Moyen-Age, ou quand vous buviez la tasse à la Renaissance, qui venait vous porter secours ? Quels étaient les gestes d’urgence de l’époque ? Comment vous guérissait-on lorsque vous tombiez malade ?

Panacéa vous propose une rétrospective des gestes d’urgence et de la médecine en général à travers les âges.

Et pour ouvrir cette saga nous nous concentrerons en premier lieu sur l’Antiquité.

Partie 1 : La médecine sous l’Antiquité

Chapitre 2 : la médecine militaire

 

Les soldats et le soin

Si on y réfléchit les batailles et les combats sont une occasion en or de développer des techniques de secourisme et les gestes de soin !

En effet, qu’arrivait-il lorsque l’on prenait un petit coup de lance entre les côtes, ou qu’un charmant moulinet de glaive vous parait d’une belle estafilade en plein milieu du front ? Eh bien pas grand chose !

On considère que se soucier de sa santé va à l’encontre du courage du guerrier. Il n’y a pas de victime, juste des héros !

Avec cette logique de gros ours, on n’est pas prêt d’inventer le pansement (1870)…

Heureusement le changement arrive avec l’Empire…

Celui qui ouvre le bal du changement c’est l’empereur Auguste. Il rend l’armée permanente, la professionnalise et comme il est du genre organisé, il y joint des médecins.

Ainsi, contrairement à certains de leurs homologues civils, les médecins militaires sont bien formés. En effet, ce n’est pas un métier à prendre à la légère.

Prenons un exemple :

Vous êtes un jeune homme plein d’entrain décidé à voir du pays et à aider son prochain, avec une légère addiction à l’adrénaline ? Engagez-vous !

Bon il faut quand même savoir que c’est un projet à long terme et que vous signez pour 16 longues années, si vous ne mourrez pas avant.

Néanmoins, c’est un bon plan, car vous pourriez atteindre le grade d’un centurion et être exempt de certaines charges.

Par ailleurs, il existe différents parcours qui vous permettront de choisir la spécialisation qui vous convient le plus. Ainsi, si vous avez le pied marin vous pouvez suivre la marine et aller exercer sur une galère. À l’inverse, vous êtes terre à terre et spécialiste des bobos liés à la pratique de l’équitation ? Rejoignez les ailes de la cavalerie !

Et n’allez pas croire que vous restez sagement à l’arrière pendant la bataille en attendant que l’on finisse de s’égorger ! L’armée romaine fait évacuer ses blessés ! Aussi, attendez-vous à plonger dans l’action car vous interviendrez jusque derrière les premières lignes.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’armée romaine s’y connait en évacuation, elle possède même des ambulances hippomobiles !

Pour bien comprendre, prenons l’exemple d’un jeune soldat blessé sur le champ de bataille :

Vous vous appelez Maximus, vous êtes un fier légionnaire et vous venez de tomber, une flèche plantée dans l’épaule. Vous agonisez au sol, incapable de vous relever et vous vous sentez partir au royaume de Pluton, quand soudain un capsarii, (comprendre : porteur de trousse de secours) fait son apparition ! Vous respirez déjà un peu mieux et l’espoir renaît quand vous le voyez héler une ambulance hippomobile qui cavalait pas loin. Certes, le transport risque de légèrement secouer mais ces sauveteurs de l’extrême sont payés au blessé sauvé ! Pendant qu’on vous charge dans le chariot le verdict du médecin tombe : on vous évacue vers le valetudinarium ! Hors de question qu’on vous dépose simplement aux tentes pour vous rafistoler avec ce que vous avez ; votre blessure est trop grave.

 

Qu’est ce qu’un valetudinarium ?

C’est ce que l’on pourrait appeler un hôpital militaire. Il est permanent et si on veut être précis, il se trouve toujours entre la porte prétorienne et la porte principale droite du camp. En effet, les romains aiment bien que les choses restent à leur place.

En fait c’est la version militaire de l’Aesculapium avec les serpents en moins et la médecine en plus!

C’est un quadrilatère organisé autour d’un jardin d’herbe médicinales qui peut accueillir jusqu’à 500 blessés !

Si par malheur, comme Maximus, vous atterrissez là bas, sachez que vous y serez soigné par des médicus bien mieux formés que le médecin civil sans diplôme qui est aussi coiffeur et qui vend des potions pour supprimer magiquement les cors aux pieds !

Il y a même des stars, ou ce qu’on appelle des medicus duplicarius soit des médecins payés double en récompense de leur bravoure au combat.

En revanche, les « infirmiers » qui leur apportent leur aide sont des esclaves et ne sont pas immatriculés car étrangers à l’armée.

Si on reprend l’histoire de Maximus et de sa flèche, il faut savoir qu’en matière de chirurgie le savoir faire des médecins romains n’a été égalé qu’après la renaissance, voir l’époque moderne. À cette époque, il existe déjà des pinces, des scalpels, des cathéters et des extracteurs de flèches ! Tant mieux pour Maximus.

Pour des questions d’hygiène on fait bouillir les instruments, on anesthésie à l’opium et on lave les plaies à la scopolamine ou l’acide acétique (ça pique !).

Néanmoins, ce savoir va se perdre avec les invasions barbares. Et les bribes conservées dans les monastères vont devoir se confronter au Moyen-âge et à son mysticisme !

ABK

Conceptrice rédactrice

 

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