POKEMON…j’y go ou j’y go pas ?

L’application Pokémon Go fait couler beaucoup d’encre et dérange presque autant qu’elle ne séduit. Ses détracteurs la disent dangereuse alors que ses utilisateurs vont même jusqu’à vanter ses mérites en matière de santé ! Mais qu’en est-il vraiment ?

Je Pokémon…je fais du sport

Pokémon go relève un grand défi, faire sortir les joueurs de jeux vidéo de chez eux. En prenant notre réalité comme terrain de jeux via la réalité augmentée, il éloigne les adeptes de leur canapé et les fait sortir au soleil.

Car le cœur du jeu est basé sur la géolocalisation et un podomètre ! Ainsi, si vous voulez devenir le « meilleur dresseur » il vous faudra marcher ! En effet, les Pokémons sont éparpillés sur le territoire et il vous faut user vos semelles ou sortir votre bicyclette du garage pour commencer votre aventure. Mieux encore, si vous souhaitez faire éclore vos œufs il vous sera demandé de parcourir jusqu’à 10 Km !

Cet argument fitness a, bien vite, été mis en avant et relayé par les plus sérieux. Ainsi, la ministre de la santé a conseillé aux dresseurs, dans un tweet du 30 juillet, de sortir et marcher tout en appelant néanmoins à la prudence. Quant à l’université de Leicester aux USA, elle a, cette dernière, reconnu très officiellement que l’exercice physique réclamée par l’application permettait de lutter contre l’obésité débutante.

À ces déclarations, vient s’ajouter le ressenti des joueurs et de leurs proches.

Les parents, en particulier, semblent ravis de voir leurs enfants dehors. Mieux encore, beaucoup ajoutent que les vacances de cette année ont été une partie de plaisir. En effet, plus besoin de trainer junior en visite culturelle lorsque les Pokémons et Pokéstops ont envahi les lieux publics tels que les musées ou les monuments historique. Après tout, tant qu’il lève les yeux de son écran une fois son forfait accompli, tout le monde est gagnant.

Et cette nouveauté a éveillé l’intérêt des ville et lieux culturels qui surfent sur le succès de l’application. Ainsi, le Sam Noble Museum fait la publicité des Pokémons présents dans ses murs pour appâter les dresseurs et la ville de Bâle en Suisse a réalisé une vidéo loufoque pour attirer ces nouveaux touristes.

 

Je Pokémon…je me fais des amis

En effet, les joueurs qui se croisent ont une passion commune et des théories à échanger sur comment enrichir son bestiaire ou comment faire évoluer votre Rattata avec de la poussière d’étoile. De quoi alimenter de longues discutions ! Au final, nombreux sont les timides qui reconnaissent haut et fort les bienfaits du jeu dans leur vie sociable. Leur envie de progresser dans le jeu prenant le pas sur leur réserve habituelle. Par ailleurs, on ne compte plus les chasses organisées et les meetings lancés sur twitter et autre réseaux, véritables rendez-vous de la communauté. Internet ne mènerait donc plus à la solitude, bien au contraire !

Le jeu semble donc être une bénédiction, si bien que certains invitent même les autorités de santé à en tirer des conclusions quant au procédé pour rendre ludique l’exercice physique.

 

Je Pokémon…je vis dangereusement

Néanmoins, le phénomène a également ses opposants qui critiquent vivement l’application, jusqu’à la dénoncer comme dangereuse !

En effet, Pokémon Go pousse les joueurs à l’extérieur, mais ils restent cependant les yeux rivés à leur écran. Or foncer tête baissée à la poursuite du prochain Pikachu peut entrainer certaines situations déplaisantes.

Les joueurs américains ont ainsi leur lot d’histoires incongrues à ce sujet, du simple accident de voiture à la chute d’une falaise en passant par le refus de se laisser prodiguer des soins pour pouvoir continuer à jouer.

De même, le fait que le jeu n’ait pas de système de blocage empêchant de jouer en voiture participe à la lever de bouclier des antis Pokémon Go.  Ainsi, le village de Bressolles dans l’Ain est sous le coup d’un arrêté municipal interdisant le jeu afin d’éviter tout accident. De même, les panneaux d’affichage des grands axes routiers, imposent désormais de « jouer ou conduire ».

À cela s’ajoute le manque de finesse de la géolocalisation qui place parfois les Pokémons dans des lieux incongrus voire dangereux comme en plein milieu d’une quatre voies.

De même, on peut facilement trouver des vidéos de cohues et de mouvements de foules lors de l’apparition d’un Pokémon rare. On assiste ainsi à d’étranges réactions, comme ce conducteur qui abandonne sa voiture au milieu de la route pour courir dans Central Park, comme si sa vie en dépendait.

Si l’engouement pour le jeu est tel que ses utilisateurs en oublient les plus simples règles de prudence ou de citoyenneté, on peut dès lors se poser la question de la dépendance.

Ainsi, le New York Times a interrogé un certain nombre de joueurs sur leur dépendance à l’application. Selon ces derniers, qui trouvent la question particulièrement comique, nul besoin de s’inquiéter, car ils s’arrêtent pour manger et dormir ! La réponse fait froid dans le dos et même s’il faudra attendre quelques temps avant de pouvoir en tirer des conclusions officielles, le New York Times ne peut s’empêcher de rappeler que l’on développe les mêmes dépendances aux jeux vidéos qu’à l’alcool ou la drogue.

 

Je Pokémon…je suis addict

L’application Pokémon go divise et bien qu’elle présente des qualités certaines, tel que faire sortir les joueurs de jeux vidéos de chez eux, elle n’est pas sans dangers. En effet, par bien des aspects, elle s’appuie un peu trop sur l’idée que chaque joueur est une personne raisonnable qui sait faire preuve de prudence et de réflexion. Malheureusement, cela relève soit d’un optimisme naïf, soit d’un manque de maitrise de l’application accepté au regard des profits engendrés.

De même, la dépendance commence à être évoquée. En effet, faire sortir les joueurs de chez eux ne les éloigne clairement pas de leurs écrans. On peut même se demander si l’attrait de la nouveauté ou encore l’envie de faire partie d’une communauté mondiale ne les rend pas encore plus addict.

À suivre…

ABK / Conceptrice rédactrice

Panacéa Conseil et Formation

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